Guitare, guitare baryton, mandocello, theremin et boîtes à meuh : musicien, styliste et bricoleur, Shri Satuhra propulse des vibrations porteuses de sombres nouvelles ainsi que d’une intime sérénité.
Concrétement : Peux tu imaginer Fripp fricotant avec Steve Reich, ou Lemmy collaborant avec Laurie Anderson ?
Voilà, tu y es presque.
Le set convoque la transe et les ambiances psychédéliques. Il fait se succéder espaces et enfermement, s’adresse au corps et a l’esprit, et propose un voyage cinématographique et chamanique.
Autodidacte pour l’essentiel, Aude Carbone découvre la sérigraphie en 2012, une rupture fondamentale dans sa pratique. Ses illustrations fouillent les viscères d’expériences vécues et le cœur de malaises contemporains, en métaphores imagées où chacun·e peut trouver son compte.
Diplômée des Métiers d’Art de l’école Olivier de Serres, Aurélia Gritte s’est d’abord passionnée pour la laque et a travaillé dans différents secteurs artistiques et décoratifs.
Ses médiums sont nombreux, son style sombre et décalé, ou tout simplement à l’image de notre époque.
De la petite carte à gratter au grand format mixte, en passant par l’illustration et la bande dessinée, Ben Baret cherche ce qu’il y a derrière les masques.
Il transmet aussi sa pratique comme professeur de dessin et de peinture à la MJC de Bron.
Emilie « Emy » Garcia est autrice de BD et illustratrice depuis 2012, entre Saint-Chef (38) et Lyon (69).
Elle aime utiliser et mixer les techniques traditionnelles : aquarelle, encres, gouache, collages et médias mixtes, au service d’univers fantastiques.
À la croisée de la science-fiction, du cabinet de curiosités et de l’imaginaire naturaliste, François Labourdette développe un univers graphique hybride.
Il y déploie des architectures organiques denses, une flore luxuriante, des créatures hybrides et des monstres gentiment méchants.
Artiste trans autodidacte, Galahad le Matou utilise l’aquarelle et le cyanotype pour représenter la beauté des corps et des parcours de vie.
Nourri de pop culture, de culture japonaise et de science-fiction, il travaille sur papier, céramique et tissu, souvent dans les tons bleus
Artiste montpelliéraine, Incendie sur Mer déploie des univers acides et colorés : chair symboliste, rages enflammées, embruns, mers et fumées, portes du songe.
Elle signe aussi le visuel de l’appel à artistes de NÉOFLESH, première contamination de l’exposition.
Autrice et réalisatrice de films de genre, Jodie R. Tuccio explore, à travers le cinéma et les arts visuels, les liens entre la beauté et l’horreur.
Elle donne corps à des univers sombres, organiques et profondément intimes, où le trouble devient matière.
Illustrateur roumain.
Ionut Craciun signe ses dessins sous le nom de kamikazedraws, avec une devise :
« Your mind can be your inspiration. »
Pour NÉOFLESH, il présente ‘Dark room #1’, un dessin numérique.
Bidouilleur’euse en désordre, les Studios Bouluche se répandent en dessin, gravure, bric-à-brac rouillé et chimie du creux du cœur.
Les monstres y côtoient les lutins, les animaux et les créatures hybrides, et ça fait tout un monde.
Dessinatrice, peintre et autrice, myyrage puise ses inspirations dans l’esthétique cyberpunk et les univers où la mécanique et la robotique empruntent une voie dystopique.
Pour NÉOFLESH, elle présente un diptyque sur l’horreur que nous inspire la machine.
Né en 1990, Lil-Peat grandit entre musique, jeux vidéo et BD. Artisan de métier, il se consacre désormais le plus possible à l’illustration.
Son style cartoon trash et body horror, inspiré du label 619 et des slashers des années 80, se déploie en stickers comme une fresque organique.
Artiste et performeur lyonnais, Lionel Gillet développe un projet expressionniste centré sur la figure humaine.
Le corps y devient terrain d’expérimentation et langage quand les mots échouent, porté par un mouvement brut qui cherche à renouer avec le primitif en nous.
Illustratrice et autrice de bande dessinée, Morgane Velten développe un univers personnel nourri par l’étrange, l’horreur et les imaginaires fantastiques.
Ses récits aiment le moment où le quotidien bascule, doucement, vers l’inquiétant.
Peintre, graveuse et plasticienne, Viviane Sermonat Sansay tisse des récits oniriques entre la grande Histoire, l’hybridation des cultures et des corps avec la nature, le vivant en sursis.
Ses œuvres convoquent hybrides, ermites et animaux en apparence loin des conflits.
Autrice illustratrice, Ilaria Dumont développe sous le nom d’Osmorphose un univers mêlant fantastique, sensualité et symbolisme.
À travers ses créations, elle explore le corps, les émotions et les imaginaires qui les traversent et les transforment.
Artiste pluridisciplinaire basée à Rennes, Razel allie psychédélisme et symbolisme. Cultures pulp, peinture classique, SF, horreur atmosphérique et luttes féministes nourrissent ses dessins au marqueur fin, ses collages en léger volume mêlant couture et aquarelle, et ses tatouages.
Formé aux arts appliqués et à l’animation, Simon Moreau a été réalisateur motion design, puis dans le jeu vidéo à Montréal, et illustrateur jeunesse.
Aujourd’hui enseignant et storyboarder, il fait vivre Mabich’, créature hybride symbole de la sensibilité en chacun de nous.
La Fille Renne (iel) est un·e photographe, réalisateurice et tatoueureuse lyonnais·e, passionné·e par l’argentique, l’écologie, l’ostéologie, l’Arctique et l’intime.
Pour NÉOFLESH, iel propose des planches illustrées d’inspiration médicale et anatomique.
Sans formation artistique, mon travail s’est construit progressivement, se nourrissant de la philosophie.
Une certitude, celle de la nécessité de créer m’accompagne depuis toujours, que ce soit dans l’écriture, la musique, la photographie ou le dessin.
Une gestation au long cours qui produit son univers, une cosmogonie, où le chaos n’est qu’une apparence.
Rodolphe Bessey est un artiste plasticien lyonnais dont la pratique s’organise tout entière autour d’une obsession : le corps, non pas conçu comme une enveloppe stable, mais comme un territoire en perpétuelle métamorphose.
Son travail puise sa matière première dans l’imagerie médicale qu’il détourne pour en faire le vocabulaire même de sa
création.
Jeune artiste plasticienne autodidacte basée à Lyon, Emmy Lefebure travaille autour du corps, de la douleur, de la modification corporelle et de la trace.
Pour NÉOFLESH, elle présente une sculpture-objet où la chair transformée devient matière.
Artiste franco-kurde, étudiant aux Beaux-Arts de Lyon, Evan Tunc mêle dessin, volume, textile, collage et installation.
Sa pratique pluridisciplinaire explore la matérialité du corps et les questions d’oppression, de spiritualité et de sexualité.
Artiste français d’origine sarde basé à Lyon, Giovanni Mura développe un style gothique hors de l’ordinaire, tout droit inspiré de l’Alien de H. R. Giger.
Ses créations sont ornées d’une multitude de têtes de mort aux couleurs dorée, noire et blanche.
Laboratoire fictif de biotechnologie spéculative, Morphinc interroge la façon dont nos corps sont façonnés, modifiés et marchandisés.
Entre wearable art et design spéculatif, ses artefacts explorent des corps entre humain, animal et machine, où la mutation devient désir et dérive.
Sculpteur-modeleur autodidacte, Pierre Mordin développe un univers entre étrangeté, science-fiction et culture pop.
Ses pièces font se rencontrer le fantastique, le sombre et l’étrange, chacune racontant son propre univers, avec ses formes et son caractère.
Une exposition collective d’illustration, de sculpture et d’installation autour d’une seule idée : la chair qui ne tient plus en place.
Plus de 20 artistes, des murs pleins, et le premier soir pour tout découvrir avec celles et ceux qui l’ont fabriqué.
En animation musicale, Comme les Ours : guitare baryton, mandocello, theremin et boîtes à meuh.
Un set qui convoque la transe et les ambiances psychédéliques, entre Fripp qui fricoterait avec Steve Reich et Lemmy qui collaborerait avec Laurie Anderson. Voyage cinématographique et chamanique.
Vendredi 02 octobre à 19h
Entrée libre
1935. L’Australie importe une centaine de crapauds pour sauver ses champs de canne à sucre. Ils ne mangeront jamais le scarabée qu’on leur destinait, ils se multiplieront par millions et traverseront un continent.
Mark Lewis filme l’invasion à hauteur de crapaud, entre horreur de quartier et comédie documentaire.
Culte en Australie, jamais distribué en France.
En ouverture, Jean Painlevé :
Des mollusques hermaphrodites qui dansent, une chauve-souris vampire filmée comme Nosferatu sur du Duke Ellington.
Jeudi 08 octobre – 19h
Prix libre à partir de 5€
L’essayiste Raphaël Colson vous invite à une plongée dans l’animation de genre avec une soirée dédiée au format court, et un hommage appuyé à Mamoru Oshii, maître du silence et des mutations qui ne font pas de bruit, auteur de films cultes tels que Ghost in the Shell, L’Œuf de l’ange ou Patlabor 2.
Le temps d’une soirée, nous explorerons des œuvres animées qui dialoguent avec les thématiques chères à Oshii : l’identité fragmentée, la mémoire insaisissable, les mondes oniriques qui contaminent le quotidien.
Une sélection entre visions hallucinées et récits sensibles, où le rêve et la réalité s’entremêlent sans jamais se résoudre.
Jeudi 15 octobre à 19h
Prix libre à partir de 5€
1954. Une bombe transforme un reptile en dieu de béton, et le Japon se met à filmer sa peur en caoutchouc. Soixante-dix ans plus tard, le monstre a traversé les océans, les écrans et les chambres d’enfants — jusqu’à devenir, ici aussi, une affaire intime.
Cette soirée ne raconte pas Godzilla. Elle raconte ce qu’il a fait à ceux qui l’ont aimé : les collections, les obsessions, les vocations. Documentaire et archives télé, choisis par nos soins et dévoilés sur place.
Jeudi 22 octobre – 19h
Prix libre à partir de 5€
Avant d’être un héros de cinéma, le cyborg fut une hypothèse de laboratoire : modifier un corps humain pour qu’il survive ailleurs que sur Terre.
Une conférence en images et en archives, menée par Joris Guibert, vidéaste plasticien, enseignant en analyse filmique et chercheur indépendant, dont les travaux portent sur les cultures visuelles et l’esthétique du cinéma.
Jeudi 29 octobre – 19h
Adéhsion + Prix Libre pour l’intervenant
Une sélection de courts métrages récents, choisis pour leur goût du bizarre et leur absence totale de bonnes manières.
Et entre chaque, des trouvailles. Parce qu’en fouillant la VHS-thèque de BosKop, qui est vaste, et dont personne ne connaît vraiment le fond, on tombe sur des choses que plus personne n’a regardées depuis trente ans.
Vendredi 30 octobre – 19h
Prix libre à partir de 5€